l'étudiant du jour
- 3 nov. 2016
- 6 min de lecture
INFORMATICIEN, ENTREPRENEUR SOCIAL.

Aujourd'hui nous revenons vous présentez un Monsieur qui,de par son audace et persévérance se fait un nom dans le monde du HIP HOP mais aussi celui de l'informatique et de entrepreneuriat.Nous lui laissons le soin de se présenter.
Présenter vous!!! Qui êtes-vous ?quel est votre parcours scolaire et professionnel?
Bonjour je m’appelle Mansour KA, J’ai une nationalité Sénégalaise, j’habite à DAKAR plus précisément dans la banlieue (zone des niayes), titulaire d’un baccalauréat Scientifique(S2) en 2012. Après mon BAC j’ai fait trois années de formation en informatique à l’Institut Africain de Management.
Quelles lectures faites-vous de la situation de l'enseignement actuel ?
Le système éducatif Sénégalais actuel n’est pas stable on constate beaucoup de problèmes dus à un manque de professionnalisme dans l’enseignement élémentaire, l’enseignement moyen, secondaire général, l’enseignement technique, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur. Le ratio élèves/enseignant aura du mal à se réduire, puisque le nombre d’enseignants formés n’arrive pas à suivre l’accroissement démographique. Chaque année on constate les mêmes problèmes qui retardent le système éducatif Sénégalais : les grèves et la politique. La situation actuelle de l’enseignement est très grave.
Trouvez-vous qu'il y a des manquements? Si OUI le(s) quel(s)?
Oui il y a bien des manquements :
Il y a pas une amélioration de la qualité de l’enseignement moyen et secondaire,
Il y a pas une adaptation de l’enseignement supérieur aux besoins du marché du travail par le renforcement de la recherche scientifique et technique,
Pas une extension de l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour améliorer la gestion et renforcer la qualité de l’enseignement à tous les niveaux,
Il y a pas un élargissement de l’accès à l’enseignement élémentaire pour atteindre la scolarisation universelle.
Pensez-vous qu'il faut revoir les programmes qu'on dispense dans l’école sénégalaise ?
Les programmes que dispose l’école Sénégalaise sont très anciens. Il est temps pour changer et réorganiser l’enseignement dans toutes les écoles que ce soit public ou privé.
Quelle place le management doit occuper dans le programme ?
Le management occupe une place très importante dans la société. Il est indispensable parce qu’on est étudiants ou jeunes diplômés on est censées à intégrer un entreprise.
En dehors des études vous avez d’autre business ?
Oui en dehors des études j’ai d’autre business tel que le hip hop,le design et l'infographie.
Dit-nous ce qui vous motive à vouloir entreprendre ?
J’entreprends parce qu’en créant mon entreprise, j’ai la possibilité d’exprimer pleinement tout mon potentiel dans différents domaines, notamment dans mes prises de décision, la stratégie d’entreprise, la stratégie commerciale, la stratégie marketing, le choix de mes collaborateurs, la cible clientèle, les investissements à réaliser…etc. Alors qu’en créant mon entreprise, j’exprime tout mon talent, ma créativité, mon sens de l’anticipation, ma capacité à décider. J’utilise ainsi le maximum de mon potentiel et je fais en sorte d’étirer ce maximum au fur et à mesure que je fais grandir mon entreprise.
Parlez-nous un peu de votre projet si innovant !
AGROCONNECT est un marché virtuel qui met en contact l’ensemble des acteurs du secteur primaire (agriculteurs, éleveurs, distributeurs, pêcheurs, particuliers, mareyeurs, etc.). Il s’agit d’une plateforme web et mobile qui va permettre à ces acteurs de poster en ligne leurs annonces d’achat ou de vente, d’avoir à temps réel des opportunités d’affaires, des informations dans le secteur, d’avoir à leur disposition des bases de données (transporteurs), de pouvoir géo localiser les annonces et de commercialiser ou de trouver facilement leurs produits (produits agricoles, de l’élevage et de la pêche) en étant directement en contact avec leurs clients ou fournisseurs.
Alors en tant que jeune startup quelles sont difficultés que vous rencontrez ?
En effet le problème que nous rencontrons au Sénégal est un problème que nous devons traiter à la base. Comme dit un proverbe africain, "La construction d’une maison, commence par la fondation"; développons donc l’entrepreneuriat à la base. Et ceci pourra se faire en s’attaquant aux facteurs qui freinent le développement de entrepreneuriat.
Les possibilités de financement des entreprises sont très minces. Il est difficile de trouver une d’institution financière appropriée pour un financement adéquat et à long terme. Le problème du financement ne se pose pas avec la même intensité pour le genre ou pour le Sénégal ; les entrepreneurs ont besoin de financement du fonds de roulement, financement d’avances sur marchés, financement des équipements (investissements). Plusieurs entrepreneurs ici sont obligés de recourir au système tontinier tel qu'on le découvre chez nous; c’est une épargne qu'on pourrait qualifier d'informelle et qui est très souvent utilisée et investie directement dans la petite entreprise familiale ou artisanale et qui se substitue au crédit bancaire pour financer l'informel. D’où les systèmes financiers doivent être ajustés afin de pouvoir répondre à ces manquements.
La procédure de création d’entreprise est complexe et distribuée entre plusieurs organismes. Avec le fléau de corruption, il faut « mettre la main dans la poche » si on veut que la procédure soit accélérée. En général il faut attendre assez longtemps et y mettre le prix, afin de pouvoir enfin ouvrir son entreprise. A ce niveau les politiques doivent permettre la centralisation de la procédure administrative, la diminution des étapes juridiques afin de réduire le temps de création d’entreprise.
Le développement de l’entrepreneuriat passera par la création d’un concept d’entrepreneuriat africain et pas forcément par la copie conforme de ce qui existe à l’étranger. Nous devons associer les bonnes pratiques occidentales en matière de création d’entreprise, au contexte et aux concepts africains. Le concept de l’entrepreneuriat africain sera basé sur la valorisation de la culture africaine mais aussi sur le développement solidaire en mettant en avant l’environnement socioéconomique.
Pensez-vous que l’auto emploie est une condition si n’est quoi none le pays ne se développera ?
Le meilleur remède pour lutter contre le chômage des jeunes serait une orientation vers l’auto-emploi. Demain, l’Afrique sera un grand marché mondial, l’État encore moins que le privé ne peut absorber l’emploi au Sénégal. On sait que les petites et moyennes entreprises jouent un rôle important dans la croissance du pays, et de nombreux dispositifs peuvent être mis en place pour favoriser les investissements, c’est une situation qui offre de nouvelles opportunités pour l’auto-emploi et la participation des jeunes dans l’économie. Sans l’auto emploi un pays ne se développera pas.
Quels sentiments avez-vous par rapport à la situation politique actuelle sénégalaise ?
Le Sénégal n’a jamais connu de guerre ni de coup d’État. A cet égard, il fait figure de modèle sur le continent africain. Ce pays devait avoir un politique très avancé ainsi que dans les autres domaines économique et sociale. Classé dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA) depuis 2001, le pays conserve une économie formelle fragile fondée en grande partie sur le tourisme. Le pays est régulièrement confronté à des difficultés liées à la fluctuation des cours mondiaux et à des problèmes récurrents de fourniture d’électricité. Aujourd’hui je constate que La mise en œuvre du PSE soulève des difficultés importantes. L’accélération de l’investissement public pourrait desservir la discipline budgétaire, même si le niveau de la dette publique reste gérable. De même, malgré les efforts actuellement déployés pour améliorer la qualité de l’investissement public, les effets structurels du PSE risquent d’être inférieurs aux attentes, et menacer les perspectives à moyen terme. Si le pays tarde à améliorer le climat de l’investissement, cela aura pour conséquence de décourager les investissements privés. Enfin, alors que le Sénégal s’emploie à diversifier peu à peu son économie, la volatilité de la production agricole risque aussi d’influer négativement sur les résultats de la croissance.
Quel conseil ou message voulez-vous donnés aux étudiants et aux jeunes sénégalais ?
La décision de l’avenir de l’étudiant ne se prend pas individuellement, mais en concertation avec les parents, les supérieurs. Avoir 15 ou 16 en maths et en physique n’est pas un critère suffisant pour orienter un étudiant vers une branche scientifique à 100%, il faut prospecter d’autres critères liés à la personnalité de l’individu et à ses préférences. L’essentiel n’est pas seulement d’augmenter le nombre mais aussi de faire en sorte que ces jeunes aient de très bonnes bases partout. Ne laissons personne choisir à notre place il faut toujours être un leader capable de prendre des décisions sérieuses pour l’avenir.
Nous vous donnons rendez-vous la semaine à venir pour un prochain numéro. D’ici là portez-vous bien et n’hésitez surtout pas de le partager et de nous contacter via notre e-mail : paroleauxetudiants@gmail.com sinon sur Facebook : https://www.facebook.com/paroleauxetudiants/

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